Il existe une série de constantes qui influent sur la valeur d’une peinture, quel que soit le style, le peintre ou l’époque.
12 critères de prix
1. La technique. Toutes choses étant égales, et pour un même peintre, une huile sur toile a une valeur supérieure à une aquarelle, à une gouache ou à un dessin.



2. Le nom de l’artiste. Un bémol : rares sont les artistes qui n’ont peint que des chefs-d’œuvre de vingt à quatre-vingts ans. La période de création compte donc.
3. L’état de conservation. Le tableau nécessite-t-il un simple décrassage ou bien une intervention plus approfondie d’une restauratrice ? Il est bon de s’informer sur des frais éventuels. Notez que les problèmes de restauration peuvent concerner des toiles relativement récentes. Il existe des peintures des années 1960 qui ont déjà dû être rentoilées !

4. Les dimensions.
Les prix étant le plus souvent proportionnels à la taille d’un tableau, un grand format est en général plus recherché qu’un petit. Toutefois, certaines œuvres de dimensions modestes peuvent être particulièrement appréciées lorsqu’elles correspondent à la pratique habituelle de l’artiste ou présentent une qualité d’exécution exceptionnelle.
5. L’actualité. La cote d’un artiste est entretenue par des expositions en galerie ou dans des musées, la sortie d’un catalogue raisonné ou de livres, des salons ou des foires, des ventes aux enchères, des articles de presse, des études universitaires… Sinon, il risque de sombrer dans l’oubli et verra ses œuvres dévaluées.
6. La présence dans les musées. Les commissaires-priseurs et les galeristes se plaisent à souligner la présence d’œuvres du même artiste dans des musées plus ou moins importants.

7. La mode. Les faveurs du public varient. L’art urbain (le street art), après un effet de mode, a repris une place plus petite sur le marché. La peinture de genre 1900 plaît davantage aux étrangers qu’aux Français.
8. La spéculation.
Certains artistes voient leur cote artificiellement gonflée par des achats massifs ou des stratégies de rareté organisées. Cette spéculation peut provoquer des hausses rapides, mais aussi des chutes brutales lorsque l’engouement retombe ou que trop d’œuvres arrivent simultanément sur le marché.
9. Le lieu. Un certain chauvinisme local, régional ou national peut soutenir la valeur d’un tableau ou d’un dessin sur ses terres d’origine.


10. Le nom de l’expert et du vendeur. Par exemple, une expertise du célèbre cabinet Turquin, de Paris, est un plus. Quant au vendeur, est-il un collectionneur chevronné ayant longuement étudié un artiste ?
11. L’abondance. Trop de toiles ou de dessins d’un artiste à un instant t sur le marché nuit à sa cote.
12. Le caractère novateur dans l’art. En refaisant du cubisme ou de l’impressionnisme aujourd’hui, on n’aura rien inventé. Baudelaire disait que l’œuvre devait être sui generis.
– Daniel Cagnolati






