La valeur des choses – Faïences et porcelaines traditionnelles occidentales

La valeur des choses – Faïences et porcelaines traditionnelles occidentales

Ce secteur, autrefois prospère, a connu une baisse des valeurs, sauf exception, suite notamment à la désaffection ou au décès de nombreux collectionneurs. Quels sont aujourd’hui les critères de prix pour les faïences et porcelaines, françaises et européennes ?

7 critères de valeur

1. L’ancienneté

Les faïences régionales françaises du XIXe siècle ont connu une chute des cours. Les faïences du XVIIIe sont davantage cotées, même si elles ne brillent plus autant. Quant aux pièces en faïence ancienne des XVIIe et XVIe siècles, essentiellement italiennes, elles conservent beaucoup de valeur, des milliers, voire des dizaines de milliers d’euros, mais sont surtout recherchées par des collectionneurs internationaux pointus ou des musées.

2. Le matériau

Les choses ont changé. La porcelaine ancienne est bien plus valorisée que la faïence, particulièrement celle de Meissen (ville d’Allemagne où le secret des Chinois fut découvert au XVIIIe siècle), ainsi que celles historiées du début du XIXe siècle (Saint-Pétersbourg, Vienne, Sèvres, Berlin).

3. L’appartenance

Si vous tombez sur une tasse en faïence fine ou en porcelaine dans laquelle Marie-Antoinette ou Napoléon aurait bu, alors, la valeur sera considérablement augmentée, si vous pouvez prouver l’appartenance.

4. La géographie

Même à l’époque de la mondialisation « heureuse », une faïence de Marseille se négociera mieux auprès d’un Marseillais que d’un Breton, et inversement. Le raisonnement vaut aussi à l’échelle européenne : une faïence anglaise n’intéressera quasiment que les Anglais (et quelqu’Américain ou quelqu’habitant de l’ancien Empire britannique).

5. Le thème

Certaines productions historiques se prêtent bien à des collections thématiques, comme les faïences révolutionnaires ou le décor dit à la girafe. C’est un plus. 

6. La manufacture

Ce critère a perdu de son importance. Autrefois, vers l’an 2 000, les faïences de Strasbourg (XVIIIe s.) se vendaient souvent en milliers d’euros.

7. L’état de conservation

Pour les collectionneurs, une petite fêlure ou une égrénure peut impliquer de diviser par deux le prix. Toutefois, une certaine tolérance vaut pour les pièces les plus anciennes, comme les albarelli italiens du XVe et du XVIe s., les faïences d’Isnik (Turquie), les faïences anglaises élisabéthaines.

Galerie JM Béalu & Fils, Assiette en faïence de Nevers de la prise de la Bastille, 18e s., en vente sur Antikeo

– Daniel Cagnolati

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