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Style Louis XVI, Directoire

Antiquités de style Louis XVI et Directoire

Le style Louis XVI

Les styles suivent dans leurs productions les fluctuations morales de la société, et le style Louis XVI, plus que tout autre, illustre ce principe d'une façon exemplaire. En effet, nous allons assister à une réaction marquée contre les abus et les frivolités du règne précédent ; comme toute réaction qui se respecte, elle choisit dans ses manifestations artistiques le contre-pied de ce qui avait été fait auparavant.

Toutefois, on serait dans l'erreur d'attribuer au seul esprit de réaction le mérite de cette transformation : bien d'autres influences ont contribué aux changements apportés à l'esthétique des œuvres d'art, et en particulier l'engouement du public pour l'art gréco-romain mis à la mode par les découvertes d'Herculanum et de Pompéi, dont les fouilles intéressantes furent publiées en France dans plusieurs ouvrages. Toutes ces publications accentuent le retour à l'antiquité et, par conséquent, vont faire opposer la rigidité des ordres composés de lignes rectilignes aux caprices de la ligne ondulée du style Louis XV.

Entre les styles Louis XV et Louis XVI il y a, par ce fait, un tel antagonisme de forme, une telle différence dans la composition des détails que leur connaissance respective et leur juste désignation ne peut donner lieu à aucun doute. Le style Louis XVI n'est pas original, car, en revenant à l'art classique, il renoue la tradition des XVIe et XVIIe siècles, interrompue seulement par la fantaisie du style Louis XV.

Pourtant, si on le compare au dernier style qui s'appuyait sur l'art antique, c'est-à-dire le Louis XIV, on distingue de telles différences, on découvre des productions ornementales tellement dissemblables qu'on peut vite affirmer que l'interprétation des éléments classiques faites par ces deux styles est absolument distincte et personnelle. Le style Louis XV, si foncièrement français, aura eu le mérite de laisser pour toujours dans les arts une fine élégance et un amour du détail délicat, chose qui n'existait pas auparavant.

Après l'empreinte Louis XV, il était difficile à l'art antique interprété de revenir à la majestueuse emphase, à la prodigue mais un peu lourde solennité, aux vastes proportions du style Louis XIV ; le style Louis XVI reste une interprétation élégante surtout de l'art grec, qui est plus fin et plus petit d'échelle que l'art romain.

L'ornementation, sobre et réservée, est exécutée avec soin et précision, ce qui lui donne cet air de distinction et de délicatesse, qualité fondamentale du style Louis XVI.

Mais le détail possède encore une autre qualité, qui est due surtout à l'influence de la littérature ; Diderot et sa sensibilité, Jean-Jacques Rousseau et son amour de la nature sont la cause probable de l'introduction dans l'ornementation de la note naturaliste.

Le style Louis XVI proprement dit commence aux environs de 1770 pour se terminer en 1790. Il est précédé. de 1750 à 1770 (sous le règne de Louis XV), d'une période de formation, ou plutôt de transition.

Éléments décoratifs du style Louis XVI

Les éléments décoratifs de style Louis XVI peuvent se classer en deux catégories : d'une part, les éléments empruntés à l'antique ; d'autre part, ceux puisés dans la nature.

Parmi les premiers, les éléments de l'antique, nous citerons la série d'ornements décorant les moulures classiques : oves, rais de cœur, perles, pirouettes, olives, grecques, feuilles d'eau, etc. Les cavets et les gorges reçoivent fréquemment une spirale formée de rubans se déroulant, ou une combinaison de feuillages et de rubans s'enroulant alternativement en hélice autour d'une baguette centrale. Le tore est généralement constitué par des baguettes parallèles entourées de rubans se croisant en X. Les cannelures, les denticules, les rosaces sont encore des motifs empruntés à l'antiquité.

Les éléments naturels les plus employés sont les entrelacs de feuilles d'olivier ou de laurier, les rinceaux de légers feuillages, les guirlandes florales avec chutes ou pendeloques tout à fait caractéristiques, et enfin les couronnes. Les entrelacs végétaux et les rinceaux sont disposés verticalement dans les longs panneaux, montants verticaux ou champs de pilastres, et ces rinceaux, ainsi que les branchages croisés, sont presque toujours accompagnés dans leur axe vertical par une baguette ou tige centrale. Dans le cas où l'ornementation de ces étroits panneaux est réalisée par des chutes de bouquets de fleurs, chaque petite masse florale en répétition est suspendue par un nœud à cette tige centrale ou axe (dans certains cas, c'est un ruban.

Lorsque les panneaux sont privés de décor dans leur partie centrale, la partie inférieure reçoit une fine ornementation, soit un vase élancé à anses à volutes allongées, d'où s'échappent des fleurs ou des fruits, soit un culot avec jeu de rinceaux ; la partie supérieure est traitée plus légèrement : arc, couronne de roses avec flèches et carquois.

Les moulures qui encadrent les panneaux sont rarement unies ; les profils sont, en effet, ornés de perles, feuilles d'eau et feuillages d'acanthe. L'acanthe se découpe en pointes nombreuses de forme ogivale, et les culots des rinceaux, au lieu de s'épanouir en éventail vers l'extérieur, se replient vers l'intérieur, d'où un aspect tout à fait particulier.

La flore fournit aux peintres décorateurs les ressources de toutes les variétés botaniques ; aussi Ranson, peintre des fleurs et des trophées, utilise dans ses charmantes compositions :les œillets, les pivoines, les roses, les pieds-d'alouette, les lis, les pavots et également les fruits : raisins, poires, cerises, grenades, etc.

La faune est représentée par les têtes de bélier, les dauphins, les aigles, les tourterelles, les paons, les serpents, etc. Des têtes de lion tiennent dans leur gueule des cartouches ou des trophées, tandis que des amours dont le corps se termine en gaine très pointue reposent sur la tête d'un aigle à une seule griffe, dont le corps, du reste, se termine par un rinceau. Ce sont là des compositions fantaisistes qui rappellent les arabesques du XVIe siècle. Il est intéressant de noter que l'œil du rinceau se termine souvent, à la façon romaine, par une forte rosace.

La figure humaine est fréquemment utilisée, soit dans les bas-reliefs décoratifs, soit dans les rinceaux ; les masques, moins nombreux qu'au siècle précédent, consistent généralement en visages féminins échevelés avec un nœud de ruban sur la partie supérieure de la tête. Les enfants se rencontrent très nombreux dans le décor ; ils figurent dans la composition de presque tous les motifs des dessus de portes.

A côté de ces éléments naturels, il existe toute une série d'attributs, soit rustiques, soit sentimentaux. Il y a les carquois, l'arc et les flèches, la torche enflammée, les colombes se becquetant, les couronnes de roses suspendues à trois rubans, la cible avec un cœur. Il y a les paniers d'osier, la houlette, la cage, le râteau, les instruments aratoires : faucilles, serpettes, les ruches d'abeilles, l'arrosoir, la brouette, l'échelle, les pipeaux, la fourche, le pot à lait, etc. Il y a les attributs de la pêche : filet, nasse, harpon, ligne et poissons ; les attributs de la chasse : fusil, cor, poire à poudre, oiseau blessé ; et les attributs de musique : violon, mandoline, fûte, cahier de musique. Le travail, les sciences, les arts, la guerre, la religion ont aussi leurs trophées.

Les motifs les plus caractéristiques du style Louis XVI sont : le nœud de rubans, le chapelet de piastres et la répétition de rosaces en petits cercles concentriques, tangents ou croisés (entrelacs à rosaces).

La forme dite en médaillon, c'est-à-dire en cartouche ovale, est très fréquemment utilisée dans l'ornementation ; elle s'agrémente dans sa partie supérieure d'un nœud de ruban, tandis que s'échappent à droite et à gauche des cornes d'abondance, guirlandes florales. Enfin, d'autres motifs, tels que vases, urnes ovales, cassolettes à parfums, trépieds, lyres antiques, etc., complètent la série des éléments employés par les décorateurs.

Les principaux ornemanistes du style Louis XVI : Delafosse, Salembier, Ranson et Huet, se distinguent entre eux par des détails tout à fait spéciaux à leur tempérament.

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Le style Directoire

Style né de la Révolution, le Directoire marque une véritable rupture en matière de mobilier. D’une part, l’utilisation de bronze et de marqueterie est totalement abandonnée. Dorénavant, les meubles sont réalisés à partir de bois massifs tels que l’acajou ou le merisier. Les essences de chêne, le hêtre, le peuplier, le frêne ou le châtaignier servent également à la réalisation de certaines pièces. Seuls de simples filets de citronnier ou d’ébène soulignent certains pans de mobilier.

D’autre part, le Directoire rompt avec les style précédent en ce qui concerne les décors et le design de ses meubles. Ses lignes sont droites, et le bâti du mobilier est léger. Il s’agit d’un style à l’étrusque. Il faut attendre l’Empire pour que cette morphologie s’alourdisse. De nombreux éléments issus des imaginaires antique, révolutionnaire et géométrique agrémentent le mobilier directoire. Nous pouvons citer, entre autres, les colonnes, les triangles sur leur pointe, les palmettes, les sphinges ou les bonnets phrygiens.

Enfin, les auspices du Directoire voient de nouveaux meubles arriver. Il s’agit nottament de lit de repos, de méridiennes, des guéridons tripés ou des tables de salles-à-manger à allonges médianes. Par ailleurs, les chaises sont extrêmement diversifiées : chaises curules, gondoles, à dossiers hémicycles, enroulés, ajourés,…


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