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Style Louis XIV, Régence

Meubles Louis XIV, Régence

Il y a dans le mobilier style Louis XIV deux expressions nettement différentes : d'une part, le mobilier dit d'apparat, réservé aux habitations royales et aux riches demeures ; d'autre part, le mobilier ordinaire utilisé par la petite bourgeoisie. Le premier seul présente un caractère fortement déterminé, et c'est généralement sur lui que l'on se base pour définir le style Louis XIV.

Techniques et ornementations des meubles style Louis XIV

La technique va s'enrichir de nouvelles pratiques : la dorure sur bois, la marqueterie et le placage, et enfin le rembourrage des sièges.
La recherche de l'effet « riche » conduit à la dorure complète des bois de certains meubles (tables, consoles, sièges, cadres) et l'effet « majestueux » sera demandé à la dimension et à l'ampleur des formes.
Il faut que le mobilier se conforme au milieu ambiant, au décor intérieur des appartements, et n'oublions pas que celui-ci est d'une magnificence inouïe.

A l'aspect architectural adopté jusqu'ici par les meubles, l'artisan opposera l'aspect purement ornemental, et l'ossature constructive, le bâti ne fournira plus exclusivement la silhouette du meuble ; celle-ci sera procurée par des bois découpés ou par des appliques de métal.

Les panneaux seront recouverts de marqueteries et de sculptures en bronze doré rapportées. De plus, vers la fin du siècle, l'emploi fréquent des lignes courbes donnera au meuble une esthétique plus humaine, plus accessible, plus familière ; il ne sera plus regardé comme un lourd et encombrant monument qu'on ne peut déplacer, il se rapprochera petit à petit de ces formes et de cette échelle appropriée qui assurent la commodité et le confort.

Il est de toute évidence qu'il va y avoir une différence très sensible entre le riche mobilier réservé aux somptueux appartements royaux et le mobilier en usage dans la petite noblesse et la bourgeoisie ; celui-ci, relativement simple, ne peut suivre une évolution basée presque uniquement sur l'abondance décorative et sur l'emploi de matériaux de choix fort coûteux. Aussi il continue dans les bois moins nobles : chêne et châtaignier, à reproduire les formes Louis XIII, mais en les amenuisant et en y introduisant petit à petit les éléments courbes au goût du jour; ainsi, les grandes armoires traditionnelles chères à toutes les familles provinciales, tout en conservant leur aspect géométrique, verront leurs panneaux s'échancrer aux quatre coins de petites courbes en arc.

La palmette et la coquille deviennent les motifs de centre d'où s'échappent symétriquement des rinceaux de feuillages.
La palmette, qui était encore timide sous Louis XIII, s'épanouira maintenant largement; ses lobes nettement divisés se compliqueront de nervures et de perles ; le mot panache caractérise assez bien l'aspect de cette palmette, dont l'évolution se continuera au cours du xviiie siècle.
La coquille, dont l'emploi va se généraliser, ne se présente pas en creux, mais en relief.

Les guirlandes de chêne et de laurier, les rinceaux, les rosaces, festons, culots, cartouches, trophées, masques, figures allégoriques, se juxtaposent et se combinent, tantôt constituant le relief d'un panneau tantôt fournissant la silhouette même du mobilier.

Dans les fonds, on trouve souvent des nattés et des losangés à perles ou à fleurettes.

Les ajourages des rinceaux sont fréquents (cadres de glaces, tables, consoles); ils procurent par le jeu des pleins et des vides une plus grande légèreté d'aspect.

Il n'y a plus ni colonnes, ni entablements, ni frontons, les cannelures seules subsistent et ornent les angles des commodes. Par contre, certains motifs antiques, tels que modillons, denticules et triglyphes, sont assez répandus, surtout dans les meubles de Boulle.

La silhouette du meuble, encore rectangulaire pour les grands meubles, tels que les armoires, affecte des décrochements assez prononcés pour des meubles de la série des commodes ou des tables-consoles. La combinaison des formes alternatives concaves et convexes procure des profils en S dont l'usage deviendra constant dans la première moitié du XVIIIe siècle.

La marqueterie, se présente sous deux aspects différents : marqueterie de bois et marqueterie d'écaille et de métaux.

La marqueterie d'écaille et des métaux fut surtout pratiquée par Boulle et ses élèves. Les matières employées étaient : le cuivre, l'étain, l'ivoire, la nacre, l'ébène, l'écaille de tortue et la corne transparente. Les motifs sont réalisés par découpage de deux plaques de matières différentes superposées ; cette opération permet d'obtenir deux exemplaires, l'un étant la contre-partie de l'autre.

Un premier meuble peut être composé avec des rinceaux de cuivre sur fond d'écaille, le second en rinceaux d'écaille sur fond de cuivre.

Des appliques de bronze doré faisant à la fois fonction de décor et d'organe de consolidation accompagnent généralement ces marqueteries de métal.

Enfin, il faut signaler une technique nouvelle due au goût oriental : la laque. En imitation des laques orientales, et à la suite de la découverte d'un vernis, la manufacture des Gobelins commença la fabrication de meubles laqués noir et or.

MEUBLES DE BOULLE
Les meubles d'André-Charles Boulle (1642-1732) méritent dans l'histoire du mobilier une classification à part ; ses œuvres se confondent du reste avec celles de ses quatre fils qui, en intelligents collaborateurs, continuèrent sa tradition. Boulle a fait des meubles exquis en marqueterie de bois précieux, mais il doit surtout sa célébrité à ses incrustations de métal.

Les meubles Louis XIV destinés aux appartements royaux étaient parfois de formes assez compliquées, comme en témoignent les commodes conservées à la Bibliothèque Mazarine, mais, en général, le décor est prépondérant sur la forme; il consiste en rinceaux métalliques multiples s'enroulant en fines volutes et dont les branches s'enchevêtrent.

Des pentures, des angles, des gaines, des pieds en métal doré complètent richement ce noble décor.

Variété du mobilier d'époque Louis XIV

La grande armoire Louis XIV à un ou deux battants est un type définitif qui rentrera de plus en plus dans les habitudes familiales, son ornementation sobre consiste surtout en panneaux et en moulures ; les corniches horizontales ont un profil saillant assez compliqué, les battants rectangulaires sont divisés en panneaux dont les formes peuvent varier avec les régions.

La commode Louis XIV peut être considérée comme une création du style Louis XIV; il y en a de haut luxe comme les a commodes en tombeau », de Boulle, mais aussi de plus simples dont les tiroirs sont gracieusement ornés de belles marqueteries. La commode est un meuble à un seul corps comportant une série de tiroirs occupant toute la largeur du meuble sous la tablette ; vers la fin du siècle, elles accusent une partie centrale renflée.
De beaux bronzes largement ciselés dessinent les entrées de serrures ou forment les poignées de tirage.

Les bureaux Louis XIV, nés de la table à écrire, se compliquent de tiroirs et de tablettes ; certains sont à pupitre.

Les buffets Louis XIV à deux corps et les bibliothèques Louis XIV reçoivent une ornementation sobre identique à celle des armoires.

Les tables Louis XIV d'apparat sont en bois doré, et les pieds sont des consoles, ou des balustres, ou des pieds de biche (c'est-à-dire composés de deux courbes en S). Les pieds en consoles imitent les consoles architecturales ; les pieds en balustres ont la forme de vases à section carrée dont le renflement serait localisé dans la partie supérieure ; les modèles varient du reste avec beaucoup d’ingéniosité. Les deux courbes en S du pied de biche se terminent chacune par une petite crosse en volute, l'inférieure reposant sur le sol par l'intermédiaire d'une griffe de lion ou d'un sabot de cerf. La volute de la partie supérieure est surmontée soit d'une palmette, soit d'une coquille, soit même parfois d'un mascaron La ceinture est décorée d'ornements découpés à jour, tandis son fond est losangé. Lorsqu'il y a un croisillon d'entre-jambes, il est formé de consoles et de motifs en S combinés.

Les consoles Louis XIV reposant sur deux pieds et s'appuyant contre le mur apportent une conception nouvelle qui se prête du reste à des compositions extrêmement riches et variées. Exécutées en bois et dorées, leurs pieds dessinent des courbes gracieuses qui assurent le développement nécessaire à la ceinture; celle-ci, décorée d'une abondante ornementation sculptée, supporte une belle tablette de marbre.

Les lits Louis XIV sont extrêmement rares, et c'est surtout par les descriptions et les gravures que nous pouvons les reconstituer. Ils étaient grands et flanqués aux quatre angles de colonnes les «quenouilles », habillées de fourreaux et supportant un ciel, entourés de courtines dont le luxe était considérable : bandes de velours de Gênes à fleurons, brocarts à ramages, damas, broderies, franges, glands, cordelières et plumes, tandis qu'une somptueuse courte-pointe recouvrait le matelas avec draps et couvertures. Cet ensemble comprenait un nombre considérable de pièces d'étoffe cachant complètement la boiserie du lit.
Il existait une autre variété de lit dit « à la Duchesse », avec un dais suspendu portant deux panaches à sa partie antérieure, les quenouilles étant supprimées, tandis que le mur contre lequel le lit s'appuyait était tapissé d'un riche brocart.

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